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Tonton Fred

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Une enfance studieuse à Loches
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 A Loches, Marie, la mère de Fred et son frère Marcel.
L'histoire d'Alfred (appelé plus familièrement Fred) commence en 1915 à Loches. C'est celle d'un petit tourangeau sans histoire qui mène une enfance paisible (la douceur angevine du Val de Loire est autant tourangelle qu'angevine, n'en déplaise à Du Bellay !). 
     Son père est facteur et fournit sur les chemins de terre de la campagne lochoise des efforts dont il aime se reposer en écoutant de la musique. Alfred est l'aîné de ses trois enfants. Avec Suzanne, la cadette, et Marcel, le benjamin de 5 ans, ils étudient laborieusement chaque soir, sous le maigre éclairage de la lampe à pétrole et la surveillance stricte de Marie, la mère. 
     Cette dernière, obligée à 11 ans de devenir " petite bonne " dans une ferme mayennaise, estime certainement que les études qui lui ont manqué sont essentielles pour ses enfants, d'autant plus que ceux-ci y réussissent plutôt bien. Fred est le matheux, Marcel, à l'intelligence vive, est plus littéraire, et Suzanne joint à ses talents de musicienne (le violon) des capacités qui lui permettront d'entrer à l'Ecole Normale. 
     Sportif aussi, Fred est un amateur de la " petite reine ". Il travaille l'été comme boulanger et livre le pain sur son vélo. Cet entraînement quotidien va lui permettre de couvrir Tours-Quimper en vélo en quelques jours, exploit dont il n'est pas peu fier. 
     Baigné dans l'atmosphère studieuse de sa famille, Fred décroche son B.E. (l'équivalent d'un bon bac actuel en matière de formation et de culture générale), puis il entre dans les Postes, comme son père (dont il porte d'ailleurs le prénom - tradition familiale oblige -).


3 enfants en 4 ans
 La "drôle de guerre" de Fred (Au centre, en capote et béret noirs)
Il est nommé à Nancy où son destin lui fait rencontrer Thérèse, elle aussi fille de facteur et, elle aussi, exilée dans l'Est. Ces origines communes et l'éloignement des familles rapprochent les deux jeunes gens. Les rues nancéennes ont souvent vu déambuler deux jeunes amoureux, profitant des premiers congés payés, pour faire quelques balades, en vélo - un tandem pour l'occasion ! 
     Un mariage précipité et la naissance de leur premier enfant (Yves, en décembre 39) n'empêchent pas les tourtereaux d'être séparés brutalement. Mobilisé, Fred part au front, dans la Somme. A la débâcle de 40, il fuit avec un autre soldat, … en vélo, bien sûr. Roulant la nuit et se cachant le jour, ils sont cependant arrêtés par les Allemands. Envoyé dans un camp de prisonniers, en Allemagne, il connaît les humiliations, le froid, le manque d'hygiène et contracte une pleurésie. A quelque chose malheur est bon, puisque cette maladie lui permet de retourner près des siens, à Loches, en convalescence, avant la fin du conflit. Pendant cette période naîtront Anne-Marie, en 1942, et Alain, en 1943. 
     Quatre ans de mariage et déjà 3 enfants ! Un chiffre impair sur lequel Fred, amateur de symétrie, ne saurait  s'arrêter… 
La guerre est finie. Tours violemment bombardée, reprend vie progressivement. Fred travaille à la Poste centrale. Marie-Hélène en 1946, puis Geneviève en 1948, sont venues grossir l'effectif de la famille. Cinq enfants vivent dans un tout petit logement, quai Portillon, mais bien situé. Le quartier est vivant, la petite route qui sépare la maison des rives de la Loire est aisément franchie par les aînés qui jouent au bord de la rivière, l'école est toute proche, en haut de la Tranchée, et les enfants peuvent s'y rendre à pied. Malgré ces bons moments, Fred et Thérèse décident de tenter l'expérience coloniale.


La Martinique, nouvel eldorado ?
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 La première Peugeot de Fred
     Un poste à Fort-de-France (Martinique), en 1952, apportera à Marie-Hélène, très fragile des bronches, le soleil qu'elle ne trouve pas en bord de Loire. Les avantages économiques ( économies de vêtements, de chauffage…) pèsent sur la décision ainsi que l'espoir d'un meilleur avancement pour Fred.   
     Il part, seul et en éclaireur, rejoindre son poste et chercher un logement. Quelques semaines plus tard, le reste de la troupe le rejoint. Après douze jours de paquebot, c'est la découverte d'une autre existence, d'un autre climat, tous deux infiniment plus chaleureux et plus faciles ! Baignades chaque soir, week-end à la plage ( et quelles plages), amitiés nouées - qui résisteront toute la vie de Fred et Thérèse. Les collègues de travail s'appellent Jean-Louis Fortanier, André Marcelot ; ils sont de la même génération avec des enfants également. Cette petite communauté s'amuse beaucoup, même si les moyens restent modestes et les activités peu nombreuses.
    Puis le souci de la scolarité des enfants interpelle Fred et Thérèse. Les enfants, on le sait, n'ont de cesse de grandir, Yves et Anne-Marie, retournent en France, chez la grand-mère paternelle, pour des études " sérieuses ".


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