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La bande de l'étang

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Par la route ou à travers champs
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 Sur la route de l'étang...Qui se souvient de tous les prénoms ?
    
     Ni blousons noirs, ni blousons dorés, parfois "coiffure banane" et toujours short et chemisette sur le maillot de bain ! La bande était composée pour l'essentiel par les joyeux et facétieux petits-enfants de Mémère Cros, qui se retrouvaient tous les ans, avec d'autres familles de Cros et des environs (Le Monteil, Pénières, jusqu'à Pleaux même). Nous habitions Paris, Bordeaux, Tours, Aurillac, Voiron, souvent dans des maisons ou appartements trop exigüs pour notre vitalité ! L'étang était synonyme pour nous d'espace, de nature  et surtout de liberté…Liberté de mouvements, liberté de découvertes, liberté de paroles, liberté de sentiments.

     Le cérémonial se renouvelait immuablement chaque été et presque chaque jour. Sur la seule route qui menait à l'étang, on voyait solitaires ou par groupe, s'acheminer vers leur rendez-vous quotidien, les membres de la bande, qui en vélos, qui à pieds, qui en moto (une seule, mais  bien visible, rouge, celle de Bernard, " l'homme à la moto " pour qui nous chantonnions les couplets d'Edith Piaf), qui en voiture. Ces derniers n'avaient pas le temps de picorer dans les ronciers de Pénières et de se barbouiller de  grosses mûres bien juteuses qui servaient aussi aux confitures de Mémère Cros.

     D'autres, plus intrépides, coupaient à travers bois et champs, escaladaient les murets de pierre ou passaient sous les barbelés, bravaient les vipères (toujours en embuscade, comme chacun le sait), pour avoir la fierté d'arriver les premiers. 


La plage
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 "...Sur la plage, on se livrait à corps et coeur perdu ...
    
     La plage, c'était une grande lande de genêts, de fougères et de bruyère avec un petit espace d'herbe, qui devenait de plus en plus jaune et pelé au fil de l'été. Elle jouxtait le petit bain, une minuscule anse faite d'un mélange de boue, de sable et de mica qui brillait au fond de l'eau comme des pépites d'argent…

     Sur la plage, on se livrait à corps et cœur perdu aux délices de la bronzette, des discussions et du flirt !  Il y avait des groupes et des sous-groupes, les " petits " ceux que les " grands " écartaient d'un revers de main, comme  les mouches qui se posaient sur les peaux mouillées. Les minots ne devaient pas écouter les conversations sérieuses qui organisait la prochaine "boum" dans la grange de Taffanel !

     Il y avait aussi des étrangers - la colo et ses moniteurs -  mais jamais d'exclus. L'étroitesse du lieu poussait à la convivialité et le bien-être à la tolérance.


Les jeux

La chambre à air de tracteur tenait la vedette
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 Joutes aquatiques entre Bambi et Anne-Marie
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 Le garde-champêtre Yves, à droite, rappelle le règlement au capitaine du Kon-Tiki, Alain
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 YoYo, Gilles et Jean-Claude prêts pour l'attaque
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 Les touristes "patouillent"


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 Entraînement sur la terre ferme avant de passer aux joutes aquatiques
L'activité principale, à l'étang, ou plutôt sur l'étang, se pratiquait avec une énorme chambre à air de tracteur, accessoire peu coûteux et assez simple à trouver en pleine campagne. Poussée au milieu de l'étang, notre noire embarcation devenait le siège solitaire de Neptune ou le Radeau de La Méduse, source inépuisable de jeux et de rires. Le plus grand des plaisirs consistait à faire tomber l'autre dans l'eau pour qu'il connaisse l'angoisse délicieuse de couler à pic en sentant les grandes herbes qui abondaient, le chatouiller de partout et, peut-être, s'enrouler autour de ses jambes pour le retenir, même quelques secondes, prisonnier du grand fond ! Puis il remontait, le plus vite possible, dans l'onde marron, pour s'agripper à la bouée et nous faire tomber à son tour.  

     Une variante du jeu (attention on ne parle plus de la coinchée !…) assurait une chute certaine : elle consistait à se tenir debout à 2, 3 voire 4, en équilibre plus qu'instable sur la bouée, jusqu'au plongeon collectif. 

     Les plus hardis faisaient des concours de sauts à la " bonde ", l'endroit le plus profond de l'étang, ainsi nommé parce qu'une vanne permettait de le vidanger pour faucher ses herbes aquatiques qui l'auraient peu à peu envahi. Cet endroit, nous l'avions pompeusement rebaptisé " le plongeoir ", bien que la malheureuse planche qui y était régulièrement placée entre les deux murets de la vanne, avait une durée de vie bien courte. Les profonds plongeons de ces intrépides nageurs ne leur ont jamais permis de remonter le trésor de Rackham Le Rouge sinon quelque lunette de soleil ou ligne de pêche accrochée au fond par un pêcheur malchanceux.


Quelques années plus tard ... (Récit de Geneviève Dubois)
Cliquez pour l'histoire du château de Pénières
 Vue de la "plage", l'étang et le château de Pénières

     "  Et vous vous baigniez là-dedans ? " m'a demandé bien des années plus tard une dame, en regardant d'un air dégoûté et incrédule l'eau de l'étang. Pire que cela, Madame !  Nous y avons  engrangé des après-midis de bonheur dans ce lieu magique, entièrement clos de bois, de prés ou de lande. La végétation formait une corolle de toutes les nuances de vert qui se reflétait dans un vaste miroir où on pouvait observer les bancs de carpes, le ballet des libellules, l'ondulation des couleuvres d'eau et entendre le coassement des grenouilles. Plus loin, plus haut, le modeste château de Pénières, millénaire, et quelque peu mystérieux ( on parlait, bien sûr, de souterrains et d'oubliettes…) ajoutait encore à la magie du paysage.


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