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800 habitants de moins

800 habitants de moins

Verrerie et croissance
     En 1790, la population était approximativement de 500 personnes. Ce nombre chute dans les premières années de la République. L'émigration vers l'étranger de quelques nobles (Ceux du château de Pénières, par exemple) et les conséquences des guerres révolutionnaires (soldats tués et insoumis non recensés) se font ressentir à la fin du XVIII ème siècle. En 1801, la population est de 588 habitants; elle se maintient pendant trois décennies.

     C'est alors qu'intervient l'évolution la plus brutale : en cinq ans (durée intercensitaire) la commune gagne 400 habitants ! Cette croissance est en partie due à l'installation d'une verrerie qui emploie alors au minimum 60 ouvriers qui ont donc emmenagé avec toute leur famille. De plus, il faut y ajouter tous les emplois induits, fabrication de charbon de bois, extraction du sable, éléments essentiels à la fabrication du verre. Il parait cependant impensable que ce seul évènement ait pu entraîner une si forte augmentation.
 
     En fait, cette hausse est due, en date du 25 mars 1832, à une pétition des villages d'Orfeuille, Mézergues, Cinqualbres, Fargues, Grand-Camp, et du Cayrou de la commune de Rouffiac et de celui de Trémouille de Saint-Santin Cantalès en raison principalement de leur éloignement du bourg respectif de ces communes (les enfants étant scolarisés à Cros et les habitants fréquentant la paroisse de Cros). Le conseil municipal entérine, avec l'accord de l'évêché de Saint-Flour et des conseils municipaux de Rouffiac et Saint-Santin Cantalès, la demande de rattachement de ces villages à la commune.
 
     La population de Cros passe ainsi de 585 habitants en 1826 à 997 en 1836 alors que celle de Rouffiac chute de 1400 à 1061 au cours de la même période.

 


Exil en Seine et Marne
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      Après 1861, les migrations définitives succèdent peu à peu aux migrations temporaires. Ce sont le plus souvent les jeunes gens (en majorité des hommes) qui partent. Les pertes de la guerre de 1871 accentuent ce déséquilibre entre le sexe masculin et le sexe féminin.
 
     En 1899, l'instituteur, Prosper Arnal, le décrit et l'explique dans une monographie de la commune rédigée pour l'exposition universelle de 1900. Le flux se dirige essentiellement vers la Seine-et-Marne où les immigrants sont employés comme domestiques de fermes, touchant des salaires deux fois supérieurs à ceux des domestiques cantaliens. Il en résultera le départ de 150 personnes de la commune. L'instituteur évoque une autre cause à la dépopulation : la fermeture de la verrerie, les ouvriers allant gonfler les flus migratoires.
 
     Dans la première partie du  XX ème siècle, le déclin s'accélère. A la fin du  XIX ème siècle, la courbe est en dents de scie. Elle sera plus brutale et plus linéaire de 1901 à 1936 (Voir schéma ci-contre). Le solde naturel entre décès et naissances baisse, et le solde migratoire reste négatif malgré un flux venant d'Espagne. Il faut y ajouter les pertes de la première guerre mondiale : 28 pour la commune.  
Le barrage d'Enchanet
      Lors de la période 1936-1946, le mouvement migratoire s'inverse. Des charbonniers italiens s'intallent, attirés par une matière première abondante (Taux de boisement supérieur à 63 %). Pendant la guerre la commune accueille des réfugiés.
 
      A la fin du conflit débute la construction du barrage d'Enchanet sur la Maronne. Le chantier attire sur la commune de nombreux ouvriers, notamment au Monteil, le village le plus proche du barrage. Ces ouvriers comptent une forte proportion d'espagnols dont certains resteront sur la commune. La fin du chantier marque le redémarrage du déclin qui fera une pause en 1982, la tendance actuelle étant de nouveau à la baisse.
 
     En un siècle, la commune a perdu les trois quarts de sa population, soit 800 habitants dont Mémère Cros. Il en résulte une densité de 7,4 habitants au km² qui est une des plus faibles du département du Cantal.
 
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