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Marguerite Paillet

Photo de jeunesse  |  Thérèse Kervran  |  Marguerite Paillet  |  Madeleine Picart  |  Ecrivez-nous

L'enfance auvergnate
 Marguerite, surnommée "Guiguite"
Marguerite est née le 29 Juin 1920 à Oradour dans le Cantal. A l'âge de 17 ans, la mort de son père, Ferdinand, l'a profondément marquée. 

     Son grand copain, à Cros-de-Montvert, avec qui elle partageait toutes les bêtises à faire, fut Lélette (qui devint le boulanger du village). Plus tard, autour de la table de la cuisine le soir, Guiguite (comme on la surnommait depuis sa plus tendre enfance) racontait à ses trois enfants ébahis, les aventures mémorables vécues avec ses copains dans les prés, les bois et à l'étang de Cros.


La rencontre
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 Yves et Guiguite "Le temps des Amours"
La rencontre épique entre Yves et Guiguite allait être prometteuse d'une vie qui ne fut pas des plus moroses. 

      En effet, Guiguite (qui en 1946 habitait chez Thérèse et Fred à Tours) devait, pour son travail, aller régulièrement au Greffe du Tribunal de Tours. Un jour où, un jeune greffier, absorbé par son travail la laissait " poireauter " derrière le bureau, elle l'injuria en le traitant de " Vieux rond de cuir ". Peu après elle dut retourner au Greffe et eut affaire au même greffier. Elle aperçut, alors, à côté de la machine à écrire Facit, une revue du Touring Club de France. " Vous faites du camping, vous ?! " dit-elle à Yves, " J'adore ça ! ", fut la réponse. Son âme d'Auvergnate fut-elle sensible à l'amour que cet homme portait à la nature ? Toujours est-il qu'ils se donnèrent rendez-vous au cinéma pour voir " Les Clés du royaume ". Yves arriva très en retard au rendez-vous et dut galoper tout le long du pont de pierre à Tours pour rattraper Guiguite qui s'en allait. 

      Elle fut sûrement impressionnée par ce bel homme svelte et de sept ans son aîné pour l'épouser à Tours le 21 Mai 1947. Yves était pupille de la Nation, " anar ", un des membres fondateurs du mouvement des Auberges de Jeunesse (ses amis Ajistes le surnommaient " Papa Yves "), passionné de cyclotourisme, de photographie, de camping et de pêche au lancer… Guiguite rencontrait enfin son âme sœur… sous la guitoune. 

      Main dans la main et sac au dos, ils partirent en Tchécoslovaquie en 1948 jusque dans les Tatras.


La vie de famille
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 La famille Paillet à Tours en 1964. De g. à dr.: Françoise, Yves, Frédéric, Guiguite et Jacqueline
Guiguite voulait un garçon qu'elle prénommerait Jacques…ce fut en 1950 Jacqueline… puis François… en 1952 Françoise arriva… en désespoir de cause Yves et Guiguite se décidèrent pour Isabelle… et " le divin enfant " naquit en 1956 et s'appelle Frédéric (Jacques, François). 

     La vie familiale se déroulait entre de nombreuses et acharnées parties d'échecs, Mozart sur le pick-up, les livres de littérature et d'histoire, les parties de Monopoly le dimanche (le père tenait toujours la banque) et les vacances toujours et forcément en camping. 

     Guiguite et Yves rêvaient toujours de voyages, mais les trois enfants étaient une entrave à l'aventure. Comme alternative, ils choisirent de faire entrer le monde entier dans leur maison, en accueillant d'abord des étudiants américains dès 1960 (de l'université de Stanford), puis des étudiants du monde entier. Nous étions souvent 8 ou 9 à table à refaire le monde. C'était pour les trois enfants un enchantement d'écouter des vies étrangères se raconter à leurs oreilles écarquillées. 

     Un jour Guiguite, toujours en verve de nouvelles idées, décida d'ouvrir une galerie d'art. Et ce fut la rencontre avec des peintres, sculpteurs, ferronniers d'art… nous étions encore et toujours 8 ou 9 à table à refaire le monde.


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